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Test NordVPN : Le meilleur VPN actuel ?

  • Auteur : Frederic Pailliot
  • Publié : 29/01/2022
Test NordVPN : Le meilleur VPN actuel ?

En 2022, il est de plus en plus fréquent de rencontrer des utilisateurs de VPN, alors qu’il y a quelques années ce service d’anonymisation d’IP était réservé à une « élite ». Un grand travail d’évangélisation a été fait, d’une part par les médias spécialisés qui ont embrassé le sujet à bras le corps, mais aussi par les éditeurs de solutions logicielles qui ont énormément investi dans la communication autour de leur produit : NordVPN, ExpressVPN et CyberGhost donc ont été des précurseurs en la matière et c’est ce dernier qui s’est réellement imposé dans les foyers mondiaux. Créée en 2012, la société Nord Security qui a lancé ce produit a démarrée discrètement dans le monde de la cybersécurité, avant de lancer une application qui a su séduire des milliers d’adhérents. Depuis, l’eau a coulé sous les ponts et les budgets publicitaires ont explosé, ce qui a eu pour effet de lancer la marque à l’international et à sensibiliser les gens aux questions de cybersécurité et surtout d’anonymat en ligne.

Cette année, nous avons voulu faire le point sur cette solution et notamment sur les applications NordVPN, et ainsi jauger des avancées de la marque en matière de sécurité et d’options. Mais d’abord, voici quelques données, pour mieux contextualiser ce test. NordVPN c’est :

  • 14 Millions d’utilisateurs
  • 5200 serveurs répartis sur 60 pays
  • Une technologie propriétaire NordLynx
  • 10 ans d’existence en février 2022
  • Un service client ouvert 24h/24 et 7j/7
  • Une application portée sur différents systèmes d’exploitation (Windows, macOs, Linux, Android, iOs)
  • Sous juridiction panaméenne (en dehors des alliances 5 ou 14 Eyes)

Nous reviendrons sur certains points durant ce test, et notamment sur les technologies utilisées.

NordVPN, c’est quoi ?

Le VPN de Nord Security se base sur le protocole Wireguard dont il a tiré son protocole open-source NordLynx, ultra-rapide et utilisé par défaut. Cela signifie que technologiquement, le logiciel a une longueur d’avance sur la concurrence, qui utilise encore des protocoles Wireguard standard, ou peine à se mettre à niveau. Bien sûr, certaines marques se démarquent des autres mais en matière de rapidité, NordVPN est considéré comme le VPN le plus rapide du marché, en termes de débits ascendants et descendants.

La politique « no-log » de NordVPN est son placement sous juridiction panaméenne rassure sur le fait qu’aucune donnée ne peut être fournie aux autorités ayant formée un pacte d’alliance des 5 ou 14 eyes, car elles ne sont tout simplement pas collectées. C’est un argument de poids lorsque l’on sait que les questions d’anonymat ont grandement perturbé le débat public et politique ces dernières années (et continue encore d’ailleurs).

Les communications sont chiffrées par défaut en AES 256 bits. Question connexions, différents protocoles sont proposés, en plus de NordLynx : Open VPN UDP et TCP et IKE v2. Notons que selon le type de connexion choisi, certaines options apparaissent ou disparaissent de l’interface.

Prise en Main

Pour fonctionner, NordVPN a besoin d’un compte actif, enregistré sur le site officiel qui sert également de passerelle d’authentification. Les identifiants servent à se connecter aux applications sur ordinateur et sur mobile mais toutes les informations du compte sont centralisées dans l’interface web. Outre les différents clients téléchargeables, les extensions de navigateurs et applications diverses, le compte NordSec permet aussi de gérer les autres services, soit NordPass et NordLocker.

L’application pour ordinateur n’est pas très « lourde » : Il s’agit d’un downloader classique, qui permet de récupérer tous les fichiers d’installation en téléchargement et dans leur dernière version. Les mises à jour, régulières, sont annoncées dans l’interface de connexion.

Durant notre test de NordVPN, nous avons pu observer que l’installation prend un certain temps, et qu’un redémarrage de la machine est nécessaire à la bonne exécution du programme. Une fois connecté, l’écran principal apparaît et affiche une barre latérale ainsi qu’une carte stylisée de la région du monde où se trouve la connexion.

 

Pour se connecter rapidement à un serveur local et rapide, la meilleure option est « Quick Connect », qui est paramétrée par défaut sur le protocole NordLynx et qui va sélectionner automatiquement la meilleure option pour l’utilisateur. C’est, pour la plupart des utilisateurs, la manière la plus simple et directe d’utiliser un VPN, et aussi celle qui assure le débit le plus rapide. Elle est donc à favoriser pour toutes celles et ceux qui ne souhaitent pas se compliquer la vie ou qui ont besoin d’une connexion anonyme de base.

La carte remplit une autre fonction : Elle affiche également la localisation des pays possédant des serveurs NordVPN. En cliquant sur l’un des marqueurs, on accède directement à la connexion vers le pays, que ce soit le Japon, le Canada ou la Slovénie. L’IP devient donc celle de la zone géographique concernée, ce qui permet de camoufler sa connexion, mais aussi de passer outre certaines restrictions, comme la chronologie des médias ou les pare-feu gouvernementaux.

Il ne faut que quelques dixièmes de seconde pour se connecter à un serveur délocalisé, avec parfois un impact important sur le débit (montant et descendant). Ces différences ne créent pas de désagréments conséquents pour peu que le débit initial soit élevé, mais risque de défavoriser les connexions les moins rapides. Dans tous les cas, les différents tests de débit effectués parlent d’eux-mêmes :

 

Test débit: France Sans VPN

Test débit : France avec VPN

Test débit : Serveur au Canada

Test débit : Serveur au Brésil

Test débit : Serveur au Japon

Test débit : Serveur P2P

On observe tout de même que les valeurs de Ping sont assez élevées dans certains pays, mais pas en local. Ce n’est pas réellement gênant pour une utilisation quotidienne du programme, à condition de bien savoir le paramétrer.

Dans la barre latérale, nous observons d’autres options de connexion : Un lien pour se connecter à un serveur P2P, ainsi qu’un lien vers une connexion Onion over VPN. Le serveur P2P est spécialisé pour améliorer les vitesses de partage sur les réseaux Peer-to-Peer. Lors de notre test, nous avons observé un blocage à ce niveau, de la part d’un logiciel qui se comporte très bien normalement. Si l’on engage le VPN « normal », le logiciel P2P reste hors-ligne et empêche tout échange. Une règle qui peut poser problèmes et qui peut être contournée avec le serveur P2P.
La connexion Onion over VPN permet quant à elle de profiter du réseau TOR sans passer par un navigateur dédié. Evidemment, il est possible de combiner les deux pour moins de paranoïa plus de sécurité.

Pour débloquer les autres options, il faut accéder aux paramètres dans l’interface (la roue crantée) et débrayer en mode manuel. A partir de là, NordVPN montre tout son potentiel et offre quelques possibilités supplémentaires, et non des moindres, comme vous allez le voir dans la suite de notre test.

Lorsque le mode automatique est désactivé, il est possible de sélectionner le protocole à utiliser, ce qui ouvrira de nouvelles opportunités. Par exemple, le fait de choisir le protocole OpenVPN (UDP) activera le double VPN et l’IP dédiée dans l’interface principale. Le double VPN permet de scinder en deux les connexions, pour une meilleure sécurité puisque les transferts sont fractionnés. L’IP dédiée est réservée à certains utilisateurs ayant notamment un besoin professionnel du logiciel.

En OpenVPN (TCP), une option supplémentaire devient possible : Celle qui permet de se connecter en obfusquant des serveurs. Cette option prend tout son sens si l’on souhaite échapper à la surveillance gouvernementale de certains pays et contourner un pare-feu global.

Test NordVPN : Les autres fonctionnalités

En cas de besoin, le logiciel possède un « Kill Switch », un interrupteur permettant de couper toute connexion hors VPN. Le même système existe à une échelle plus ciblée, car il est possible de couper les connexions de certaines applications choisies.

A l’inverse, le Split Tunneling permet de lancer certaines applications de manière protégée, tout en utilisant l’IP de l’ordinateur pour les autres applications.

Hors application, il est possible d’activer les SmartDNS afin de profiter du déblocage de sites sur sa télé connectée, par exemple. Pour cela, il faut se rendre sur le site et se connecter à son compte client, afin d’obtenir les DNS qui remplaceront ceux attribués automatiquement.

Dans l’application, mais désactivée par défaut, se trouve l’option Cybersec : Il s’agit d’un bloqueur de publicités et de sites malveillants intégré au VPN. Ce qui peut être pratique pour certains mais clairement superflu si des solutions de sécurité annexes sont déjà installées.

Sur mobile

Nous avons testé également la version Android de l’application. Semblable en tout point au logiciel desktop, elle se télécharge depuis le Play Store (ou l’App Store si vous êtes sous iOs) et se lance à la demande. Elle permet la connexion aux catalogues localisés du Play Store de différents pays, ce qui est un bon moyen de récupérer des applications en soft launch sur certains territoires.

Dans les options, nous retrouvons quasiment les mêmes fonctionnalités à activer ou non que sur le logiciel d’ordinateur, un bloqueur de tapjacking en plus. Celui-ci détecte et empêche la superposition d’écran dans un but malveillant.

En test, nous avons pu nous connecter aussi à Netflix US et profiter du catalogue étendu, disponible uniquement sur ce territoire. Sur Amazon Prime, en revanche, la connexion n’a pas modifié la liste des contenus.

Les offres et tarifs de NordVPN

NordVPN a pris pour habitude de proposer des formules assez souples, contrairement à certains autres concurrents qui n’ont adopté qu’un modèle annuel. Ici, trois formules composent l’offre : Abonnement d’un mois, pour une année ou pour deux ans. Bien sûr, plus la durée est longue, plus le tarif baisse et se montre intéressant. A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’abonnement d’un mois coûte 10.59 €, l’abonnement d’un an coûte 4.36 €/mois et l’abonnement de deux ans coûte 3.65 €/mois. Chaque abonnement permet de connecter 6 appareils en même temps, ce qui veut dire que le compte principal peut partager ses codes pour en faire profiter son entourage.

Notez que NordVPN accepte aussi le paiement en certaines cryptomonnaies, mais tous les autres types de paiement sont acceptés. Le renouvellement automatique est activé par défaut, il faut se désabonner pour qu’il ne se déclenche pas.

Service client NordVPN

Le service client a été mis à contribution. Nous avons posé une question concernant l’abonnement et une question technique. Très rapidement, notre interlocutrice francophone nous a apporté des réponses claires sur nos demandes. Saluons donc la réactivité de ce service, qui est ouvert tous les jours, 24h/24, à partir du chat qui se trouve dans l’espace utilisateur.

Test NordVPN : Conclusion

Qui peut espérer battre NordVPN ? Avec ses nombreuses fonctionnalités et sa rapidité, il se place sans conteste sur le podium des meilleurs VPN du marché. En 2022, la concurrence est toujours aussi rude mais ce logiciel phare reste un très bon produit, qui ne souffre que de quelques défauts mineurs et qui convient parfaitement à une utilisation quotidienne sur ordinateur et mobile. Un produit à privilégier pour ses performances et ses évolutions permanentes.

 

 

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